La publicité au service des grandes causes

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Le musée des arts décora- tifs revient sur des années de publicité.
On connaît les publicités Aubade, moins les affiches « Leïla, 100 francs après ». Avec plus de 6 milliards d’euros d’investissements publici- taires rien qu’à la télévision, la publicité pourrait éradi- quer la faim dans le monde pendant 10 ans. Pourtant, La Publicité au secours des grandes causes veut montrer autre chose. Agences de pu- blicité célèbres et graphistes prestigieux s’affichent au mu- sée des arts décoratifs. Pour la bonne cause.
Avec plus de 150 affiches et films, l’exposition donne à voir comment la communi- cation s’est développée pour frapper la conscience collec- tive. Aussi bien choquantes qu’amusantes, les créations s’articulent autour de six grands thèmes : les droits de l’homme, l’humanitaire, l’écologie, la santé, l’exclu- sion et l’aide sociale, l’éduca- tion et le civisme.
Le graphisme d’utilité pu- blique
Dans les années 1970, de nombreuses ONG telles que Médecins sans Frontières naissent. Ces associations partagent avec les graphistes la passion du militantisme et le désir de combat. Les affiches de publicité sont alors confiées à ces gra- phiques engagés. On entre dans l’ère du graphisme dit d’utilité publique.
La publicité institutionnelle
A partir des années 1980, les associations se multiplient et il est urgent de lever les fonds. Il est dès lors néces- saire d’investir dans la com- munication institutionnelle. Les associations se sont ra- pidement tournées vers des agences de publicité. La cam- pagne d’Action contre la faim « Leïla, 100 francs plus tard » lancée en 1994 illustre le nou- veau tournant que prend la publicité institutionnelle : le discours devient plus direct, le photo-journalisme choc prend la place du graphisme.
La réalité des campagnes
Les créatifs, à la fin des 90’, préfèrent les mises en scène astucieuses de la réalité au photo-journalisme pour tou- cher les donateurs. La der- nière campagne pour la fon- dation Abbé Pierre illustre ce dernier mouvement de la publicité institutionnelle.
A travers le développement de la communication institu- tionnelle, cette exposition ex- plique comment la publicité a su se mettre au service de la bonne cause. Dans notre so- ciété actuelle dans laquelle la publicité est synonyme de consommation voire de « consummation », cette expo- sition nous montre enfin un aspect positif de notre chère publicité. De quoi donner des idées à des créatifs en herbe qui souhaiteraient mettre leur travail au profit des bonnes causes. Pour notre bonne conscience à tous.
Du 11 février au 9 mai 2010. Musée des arts décoratifs, 107 rue de Rivoli, Paris 1er. Du mardi au dimanche de 11h à 18h. Le jeudi : nocturne jusqu’à 21h.
Tarif étudiant : 7,5€

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