May
14
2009
Cette thématique rassemble une série de travaux réalisés à différentes dates mettant en scène des visions apocalyptiques et de destructions.


Réalité et imagination se mêlent dans la composition de paysages dévastés par des catastrophes naturelles ou technologiques, par la diffusion rapide des épidémies mais aussi par la fureur d’un moment où l’individu se révolte contre des objets ou des personnes.


Le photographe dévoile une partie de son vécu. Il a habité en Caroline du Nord, une des régions les plus sujettes aux phénomènes des ouragans.
Il met en scène la classe de la haute bourgeoisie incarnée par des femmes à l’allure émancipée et chic. La présence décalée des personnages, sur ces fonds de désastre et d’abandon, les pose en équilibre entre deux perspectives opposées : l’attirance et la fuite.


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May
14
2009
La section présente, en les réinterprétant par l’usage du glamour, les vices et les obsessions qui infligent le monde scintillant des personnes célèbres.

LaChapelle, qui, dans ces œuvres n’exprime jamais de positions moralistes, met en scène les fantasmes et les inclinaisons sexuelles, l’exhibitionnisme et les violences, montrant combien les excès sont liés au désir d’affirmation de soi.

Le luxe et le désir indomptable de richesse poussent eux aussi à une forme de dépendance pouvant dégénérer en manifestation de folie.

Le sexe est un terme des plus récurrents dans les œuvres de LaChapelle, il est montré à travers des performances et dans des contextes souvent invraisemblables : LaChapelle met par exemple en scène deux star du porno se livrant à des acrobaties sur un matelas dans les rues d’une tranquille banlieue.

Le besoin de reconnaissance sociale peut se révéler donc à travers l’excès que ce soit de bijoux, mais aussi de chirurgie, ou du culte de la minceur à l’extrême.
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May
14
2009
Avis aux fans de Taxi Driver et de Scarface !

LaChapelle reconstruit librement certaines séquences les plus connues de deux films cultes : Taxi driver (1976) de Martin Scorsese et Scarface (1983) de Brian de Palma.
Les images sont le miroir d’une société violente dans laquelle la marginalisation et les frustrations apparaissent dans des deux plans parallèles. Des scènes de crime, de truands, de prostitution et d’exploitation jouent à mettre en confrontation l’invention et la citation cinématographique, chroniques réelles, simulées et fictions.

La jeune prostituée de Taxi Driver est reproposée sous les traits d’une exubérante Lolita qui est violentée sur la banquette arrière d’un taxi, ou encore qui rencontre son proxénète qui, à la différence du jeune Sport incarné par Harvey Keitel dans le film original, est un afro-américain portant des chaines dorées et un short de sport léopard.
Les images semblent avoir pour but de reconstruire ce qui, pour la protection de la jeune Jodie Foster alors âgée de 13 ans durant le tournage, avait été exclu du film original.
Une affiche sur le mur dans l’une des photos en est emblématique : « la filles apprend à sa mère comment être ne prostituée ».
Dans ces images tout effet réaliste est réduit à rien par l’atmosphère artificielle, par les éléments kitsch, par la saturation extrême des couleurs et des motifs inspirés par les affiches de cinéma des années 70.


La série dédiée à Scarface est réalisée en 2003 pour une campagne publicitaire de la célèbre compagnie d’habillement Iceberg, et montre un autre aspect du monde du crime et de la violence. La fascination perverse du luxe, le sexe et la drogue représentent cet univers. Représentés dans une atmosphère glaciale, où toute la communication est impossible, les gestes et les émotions semblent figés dans un cadre stylistique qui privilégie la recherche esthétique.
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May
14
2009
La prédilection de David LaChapelle pour les thématiques du transcendant (comme la présence du divin dans des lieux quotidiens et l’inéluctable moment de la mort) est bien représenté par la section Meditation, dont fait partie les séries Jésus Is My Homeboy et What Will You Wear When You’re Dead.
La première, réalisée en 2003 pour la revue anglaise I.D., met en scène des groupes de jeunes gens qui portent des vêtements de style underground signés par la styliste Patty Wilson. Parmi eux apparaît un Jésus tiré quand à lui de l’iconographie traditionnelle et baigné d’une aura de lumière.

Les décors évoquent des lieux quotidiens tels que les rues, les points de rencontre des jeunes, des vitrines de fastfoods, des intérieurs décrépits.
LaChapelle fait référence aux épisodes des Evangiles : la Cène, la Résurrection, la Lapidation de la femme adultère ou Marie-Madeleine lavant les pieds du Christ. A vous de retrouver les photographies correspondantes !




Parmi les personnages qui peuplent ces scènes photographiées, une certaine relation d’empathie se crée tout en élaborant le tissu des relations humaines et en le soustrayant à l’indifférence et à la solitude des métropoles.
Ainsi LaChapelle exprime le sens profond du rapport divin.
Les photos formant la série What Will You Wear When You’re Dead ? ont une atmosphère tout aussi irréelle. Le thème de la mortalité décliné à travers de douloureuses images de morts, toutes contrebalancées par la présence d’une jeune femme vêtue de blanc qui apparaît toujours à côté de la personne sur le point de mourir. La mort accidentelle, violente ou attendue, représente une rupture traumatiques et LaChapelle qui a l’esprit, à l’esprit, le fantôme du SIDA et qui, dans les années 80, a perdu de nombreux êtres chers, ouvre avec ces images une brèche vers l’espoir – espoir incarné par cette femme, figure angélique et élégante qui dans les moments les plus dramatiques détourne l’attention des détails les plus crus vers des pensées futiles telles quels : « Comment serai-je habillé au moment de mourir ? » (nom de la série de photos)



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May
14
2009
Avis aux amateurs de cours de culture générale !

Si l’un des moteurs de la vie est le désir, son aboutissement peut générer les semences de la désillusion où l’on finit progressivement par détruire tant l’objet désiré que la personne qui le désire.
La consommation (qui est aussi synonyme en langue anglaise de consumation) est donc le début et la fin d’une dynamique sociale qui pousse l’individu vers l’acquisition des biens matériels et en même temps plus dévoré encore et toujours par sa propre obsession de posséder. Cette dynamique se fonde sur une attente, toujours déçue, de bonheur.
A travers cette série de photos, LaChapelle nous montre l’autre facette du consumérisme, celle de l’avidité de pouvoir, de célébrité, d’argent, de sexe.


Devenu marchandise, le corps féminin plastifié, emballé, réduit à l’état de pantin, comparé à de la viande d’abattoir, est un motif qui, chez le photographe, trouve tantôt son expression dans un langage cru et explicite, tantôt s’aventure dans des évocations cyberpunk.

Non seulement le sexe, mais également le pouvoir, accompagné d’un délire de toute puissance et de mythomanie, appartiennent à ce monde de consommation qui envahit notre monde.
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May
13
2009
Promo de la 4ème saison de Desperate Housewives :
Une fois n’est pas coutume, ABC sort les gros moyens pour promouvoir ses séries ! Après Mika et Ugly Betty voilà que David LaChapelle et J-Lo apportent une touche glamour et originale à Desperate Housewives saison4.
C’est sur le fond de “Mile in these shoes” de la latina J-Lo que David Lachapelle (déjà responsable de celui de LOST en saison 1) a décidé d’accompagner nos Desperate Housewives. Chacune de nos héroïnes est représentée de manière métaphorique selon là où nous les avions laissées en fin de saison 3.
Un instant chic, choc et glamour magnifique et esthétique pour une saison 4 très attendue !
http://www.dailymotion.com/videox2u1qo
Ci-dessous vous trouverez d’autres vidéos réalisées par le chef !
Bande annonce de son film Rize :
http://www.dailymotion.com/videox1ze0n
Pub Passionata :
http://www.dailymotion.com/videox5ehwq
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May
13
2009

David Lachapelle, élu en 1996 meilleur photographe dans la presse française et américaine a été récemment classé parmi les dix plus importants photographes au monde. David LaChapelle est donc un artiste avec lequel il faut compter.
Les stars l’ont d’ailleurs bien compris, cet artiste a ainsi eu l’occasion de photographier nombre d’entre elles. Pamela Anderson, Naomi Campbell, Madonna, Leonardo DiCaprio, Christina Aguilera ou encore Paris Hilton se sont laissés entrainer dans le monde pop et surréaliste de David Lachapelle.






Sachant que l’image publique constitue pour chaque personnage célèbre sa carte de visite la plus importante. Lachapelle a tenté à travers son travail et de ses photos de critiquer l’attitude exhibitionniste qui composent le star system ainsi que les abus de cet univers et son culte de l’image.
En mêlant ironie, sensualité et kistch, l’artiste rend toutefois un aspect de la l’identité de chaque star. Il photographie alors Madonna avec une couronne étincelante ou encore Eminem avec un bâton de dynamite entre les jambes.

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May
13
2009
A travers cette série de photos, David Lachapelle met en scène un sujet d’actualité qu’il côtoie sous son objectif depuis des années : les essais de la chirurgie esthétique.

Il aborde ce thème en mettant en scène ce que représente pour lui la chirurgie en tant que photographe de ce résultat chirurgical :
« L’effet des substances anabolisantes et des plastiques siliconés sur le corps d’hommes et de femmes ont des effets qui démontrent comment le « beau »- ou du moins ce qui correspond aux critères consuméristes du « beau »-peut se tranformer en « grotesque».
La série montre le thème du culte du corps. La passion pour le fitness, le body-building ainsi que toute autre pratique consacrée à obtenir un physique bien modelé : une passion qui, menée à l’excès, dégénère en un syndrome obsessionnel.
Grâce à ses « créations » il image ce que pourrait donner la chirurgie en caricaturant cette nouvelle forme de « beauté ».
Il nous énonce également le recourt à la génétique dans les cas les plus extrêmes de cette addiction pour cet « art destructeur »
« Et si le martyre auto-infligé de la technique chirurgicale ne suffit pas à calmer la folie furieuse du perfectionnement physique, on peut toujours avoir recours à la génétique ».

Ces représentations « chocs » sont perturbantes car l’on peut s’imaginer qu’en tant que photographe, il a pu voir et analyser le corps de ses models et s’en inspirer pour créer ses représentations de la chirurgie.

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May
6
2009
After Pop est une série de photographie.
Pour David LaChapelle, la culture pop est un langage qui s’adresse à un large public.
Il a exercé des travaux proche du Pop Art en s’inspirant d’icônes de cet art tels que James Rosenquist, Allen Jones, Richard Hamilton sans oublier Andy Warhol, son « parrain initiateur ».
LaChapelle tire de cette culture pop une ironie parfaite qui redéfinie la réalité typique du surréalisme, en sur dimensionnent les objets du quotidiens ou en les sortant de leur contexte.
De ces maîtres de la pop, notre photographe parvient à revisiter de célèbres œuvres et à se créer son propre univers pop en y rajoutant une touche personnelle à la limite du sarcasme et replace l’objet en conduisant à une nouvelle réflexion de celui-ci et de sa mise en scène.
Par exemple, LaChapelle reprend la chaise électrique d’Andy Warhol en y rajoutant une chaussure de femme au sol.


Le photographe s’inspire énormément de ces icônes, dans le fond et l’idée, mais en l’actualisant à sa manière.
En 2002, LaChapelle s’inspire de l’œuvre de R.Hamilton « Just what is that makes today ‘s home so different so appealing ? » (1956), en reprenant le «beau gosse» en slip maillot de bain musclé et la décoration rétro.


Autant d’œuvres que LaChapelle prend plaisir à reproduire ou s’inspirer.




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May
5
2009

Le déluge, est une des œuvres les plus remarquable et imposante de l’exposition de David Lachapelle.
Version moderne de la fresque peinte sur la voûte de la Chapelle Sixtine par Michel-Ange, David Lachapelle dans son désir de provocation utilise cette célèbre représentation afin d’y dénoncer une société moderne, consumériste et décadente. Elle montre une version nouvelle de la fin du monde.
Michel-Ange dans la version original cherche à représenter une montée des eaux ou une apocalyspe et y témoigne de l’entraide des êtres humains.
Selon le peintre la beauté de la nature serait la preuve de l’existence de Dieu ainsi dans une volonté d’attester de l’existence de Dieu, il peint ces personnages de manière à ce que la perfection physique de ses personnages ressorte.
L’artiste, lui, détourne la scène biblique en y insérant des signes de décadence contemporaine non négligeables comme des seringues et des panneaux publicitaires pour fast-food ou grandes marques de luxe.
De plus David Lachapelle a décidé que les personnages trop beau en photographie avait un effet distrayant et a donc choisi des personnages plus enveloppés, plus âgés pour montrer que la beauté était intérieure.
A travers ces changements, LaChapelle tente de montrer la façon dont les hommes sont obsédés par les biens matériels au détriment de valeurs universelles et spirituelles. Il y dépeint une société de consommation superficielle et nous fait ainsi réfléchir sur le sens de l’existence, la spiritualité, la mort et sur nos valeurs.
Dans cette œuvre, LaChapelle s’inspire de nombreux passage du Déluge de Michel Ange comme nous pouvons le voir ci-dessous.
Déluge,2006 Déluge,1508-1512
(LaChapelle) (Michel-Ange)
VIDEO
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