Archive for November, 2009

Victimes d’un flagorneur : Attention aux chevilles qui enflent !

Monday, November 30th, 2009

Flagorneur

Le Mot du Jour : Flagorneur

En politique tout est permis. Piquer un adversaire dans le but de le faire réagir vivement, exposer publiquement l’un de ses défauts ou l’une de ses erreurs,… . C’est en partie à ce jeu que se sont prêtés Martine Aubry et Jean-François Copé lors de l’émission « A vous de juger » d’Arlette Chabot. La 1re Secrétaire du PS a en effet traité le président du groupe UMP de « flagorneur » dans un premier temps à son égard puis à celui du Président de la République.

Flagorneur ?

Les flagorneurs agissent de manière obséquieuse. Lorsqu’on en est la cible, on peut facilement être étouffé par notre égo et ne plus percevoir le monde raisonnablement. L’art d’un flagorneur s’exerce par la communication orale. Son sens ? P.L. COURIER le dévoile…

Tout ce qui s’appelle en France courtisans, serviteurs, flatteurs, adulateurs, complaisants, flagorneurs et autres gens vivant de bassesse et d’intrigues” , P. L. COUR. , Aux âmes dévotes.

L’Humanité fête la “lutte finale”.

Sunday, November 29th, 2009

La Fête de l’Humanité

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L’Humanité est un journal d’extrême gauche, fondé par J. Jaurès en 1904. La fête de l’Huma, elle, existe depuis 79 ans. Elle se déroule pendant 3 jours sur le parc du Bourget à Paris, et cette année, j’y étais.

Les stands des Partis Communistes de tous les départements de France, et même des arrondissements de Paris se sont installés, regroupés géographiquement. Nous déambulons au milieu des rues portant les noms des leaders de la lutte communiste : Jean Jaurès, Mao Tsé-Tung, Che Guevara et bien d’autres. Tous les stands proposent des délices régionaux, des interventions et des débats sur des sujets de sociétés. Plus originaux encore étaient les “recruteurs militants” nous accostant afin de nous persuader de la supérioté de Karl Marx sur Adam Smith. Les stands défilent et les gens autour de nous sont heureux, une crêpe, un kebab, des tartines ou un verre à la main (surtout un verre à la main). On suit la foule et on se retrouve devant « la grande scène ». Les concerts commencent, on profite, allongés dans l’herbe des mélodies pleines de charme de Cocoon et, entre autres des talents musicaux de Keziah Jones.

Sur cette scène, se succédera la folie des Wampas, la mélancolie de Maxime Le Forestier et surtout, l’énergie de Manu Chao Radio Bemba. Mais déjà vient l’heure de retourner sur Paris dans des RER bondés ramenant les 110000 « humanistes » du week-end, mais aussi les 80000 fans de Mylène Farmer… Et croyez moi ce n’est pas DU TOUT la même ambiance.

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En définitif la Fête de l’Huma demeure aujourd’hui la dernière fête populaire française. Où pouvons-nous encore voir une mère de famille BCBG heureuse d’offrir une Vogue à une « tefeuse » invétérée en phase terminale…à 3H de l’après midi.

 

This is it!

Saturday, November 28th, 2009

 

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Pour ne retenir qu’une chose de Michael Jackson, loin de l’image ternie des médias et de tout le business construit sur sa mort je visionne, sans regret, par deux fois, ce film qui n’est à l’origine qu’un évènement purement commercial.

Suite à son décès le film « This is it » se substitue à l’annulation de sa tournée en montrant des séquences  filmées pendant les répétions. Il rend hommage une dernière fois à l’unique «king of the pop» et donne l’image la plus importante de lui, à savoir un artiste complet qui a révolutionné l’univers de la musique et de la danse.

Avec une énergie remarquable il est sur tous les fronts, dirige son spectacle, du choix de ces danseurs, de l’éclairage, de la mise en scène, à la moindre petite note à transformer pour toucher tout le monde. Et le résultat est là: chorégraphie au point, musiques toujours aussi entraînantes et le show éblouissant ! Il fallait le voir pour y croire. Il a bouleversé des générations et même après sa mort il continue de les faire chanter, danser, et rêver. Son travail est le reflet de son âme et c’est en cela qu’il a et continuera de faire sa place à travers les milliers de nouveaux artistes.

Michael merci pour l’héritage artistique et musical que tu nous laisses, à jamais tu restes le king de la pop !

 

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Twilight 2: tentation

Friday, November 27th, 2009

Ma critique de la semaine concerne l’évènement social et cinématographique de la fin d’année: la sortie en salle de Twilight 2: Tentation. Adaptation du deuxième chapitre du best-seller de Stephenie Meyer, le film réalisé par Chris Weitz est sujet à beaucoup de controverses et de critiques. Voici mon point de vue.

Mauvaise nouvelle pour les fans de Robert Pattinson : la Rob-Mania devrait se déplacer pour devenir une Taylor-Mania. Du nom de Taylor Lautner, l’autre acteur mâle de la saga. Il s’impose aisément, puisque Pattinson est aux abonnés absents dans Twilight : Tentation, n’apparaissant qu’a peine un quart d’heure. Il n’est pas le seul. Les clefs du succès du premier chapitre ne sont pas au rendez-vous.

Le ton du fim, lourdement asséné, façon « les  adolescentes et leurs problèmes pour les nuls »donne de quoi avoir envie de rebaptiser ce chapitre Twilight : Consternation. Surtout quand au lieu de s’attaquer au sujet de fond (une émancipation féminine, construisant un personnage de fille devenant forte et mature malgré elle ) Chris Weitz et ses scénaristes lui préfèrent une intrigue cousue trop approximativement, confinée la plupart du temps à une compilation de clichés ultra-réducteurs. Notamment en ce qui concerne la charge érotique du film. Twilight : Fascination était agaçant dans son insistant prêche pour l’abstinence, mais y gagnait à la longue un charme en laissant s’installer la langueur d’une tension sexuelle inassouvie. Moins prude, Twilight : Tentation est un grand déballage de subterfuges navrants (la scène où Jacob enlève son T-shirt et exhibe, aussi mythique que les rugbymen sur un calendrier, une musculature de rêve était juste à mourir de rire). Que Twilight : tentation soit un film réservé aux collégiennes, pourquoi pas, qu’il soit aussi scolaire dans la forme comme dans le fonds reste consternant.

Cela dit, en passionné de cinéma, de mythes et d’histoires, et surtout en rêveur déclaré, j’ai aimé le voyage proposé par les personnages, ne cachant pas vouloir me transformer en Edward le temps d’un jour pour provoquer des crises d’hystéries chez la gente féminine, chaque apparition à l’écran déclanchant des “aaaaaaaaahhhhh” ou “ouiiiiiiiiii” constituant des preuves irréfutables.
Alors oui le film est d’un niais repoussant, avec ces clichés faits pour scotcher les collégiennes en manque d’adrénaline dans leur siège, mais je ne peux pas refuser le fait que oui, Edward et ses comparses sont diaboliquement attirants.

A. “PATTINSON” DUPRAZ

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Journal d’un Croix-Roussien

Thursday, November 26th, 2009

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Vendredi:
Après une semaine forte en mauvaises émotions, tout devait si bien commencer, et pourtant… 
Réveil à 8h30 au lieu de 6h30 puisque nous commençons à 10h…..
Ce qui est plutôt honorable pour un matin de semaine. Et c’est avec une merveilleuse «tête dans le pâté» que j’entame mes premiers pas dans mon 25 mètres carrés.
Du haut de ma colline croix-roussienne, on devinerait presque les Alpes à l’horizon…

Le coeur à l’ouvrage je fais mon sac et prend un petit déjeuner sur le pouce, tout parait me sourire, du vieux saltimbanque sur la place de la croix rousse, à la mémé dans le métro C. Le rêve je vous dis ! Seulement voilà, arrivée en cours de gestion. Les maths, bien qu’appliqués, n’ont et n’auront jamais aucun sens pour moi… Qu’à cela ne tienne je me lance dans toutes sortes d’exercices sur le compte de résultat, mais très vite mon actif de concentration devient une perte …Mince! Décidément je ne ferais jamais un bon comptable !

12h,Pause déjeuner, un sandwich jambon-beurre en main sous un temps inconcevable pour un mois de novembre! Grand soleil, 20°!
Mon portable est redevenu un ami depuis peu, et les messages reçus me rendent le sourire, perdu depuis lundi dernier…

Mais très vite le cours de média, va me faire basculer de mon petit nuage : une belle bâche, me fait réaliser que j’ai du pain sur la planche, et que la rêverie devrait s’arrêter là… Comme toute leçon est bonne à prendre et je livre une ultime concentration à une correction qui durera 2h …

15h, fin des cours, fin de la feu semaine ou le beaujolais nouveau n’était, (comme à l’accoutumé, oserais-je) pas des meilleurs.

Samedi:
Premier, pseudo weekend passé dans mon appartement.
Et que vois-je au réveil ? Des stéphanois, endormis dans mon canapé, scène irréelle qui contraste avec mes habitudes !
La cuisine salon, est un véritable aquarium et l’appartement un capharnaüm ! Bref un lendemain de soirée banal, et c’est en traversant ce que l’on peut appeler «un brouillard à couper au couteau » que j’atteins la fenêtre et l’entrouvre en grand….. Soudain j’entend, deux stéphanois en vadrouille grogner.
Je fais abstraction de ce cauchemar vivant de deux êtres endormis, entre le lino et le mur.
La machine à café n’a jamais autant eu de succès. Je prépare, (mal) mon sac, puisque je ne prend pas le temps de plier mes affaires… Tout est une question de temps, hors, il m’en reste très peu si je veux attraper le train de 11h19!martine Je remue tout le monde, et nous entreprenons une course contre la montre, direction Part-Dieu.
Finalement le train de 11h19 arrive à 11h40, mais pour la SNCF, en dessous des 1h de retard, apparemment, pas de quoi s’inquiéter, ce n’est pas un retard. C’est donc sans excuses, de la part des cheminots, que l’on monte dans le TER régional.
Arrivée à 12h23 à Saint Etienne, séparation après quelques considérations sur tout et rien …Quoi? Nous somme déjà samedi?

Dimanche:
Réveil difficile en 2 voire 3 temps!
Réveil 1 : Nous remercierons cordialement le coq du voisin qui passera la majeure partie de la matinée à s’égosiller, et ce, dès 7h30 du matin… Prenant mon mal en patience, je replonge dans le sommeil peut de temps après.
Réveil 2 : Celui-ci beaucoup plus plaisant puisqu’il est 11h30, je prends le temps d’émerger d’un rêve dont les réminiscences sont floues, et décide enfin à me lever.
Effectivement nous sommes bien dimanche, un dimanche banal, où la table du petit déjeuner est déjà mise, croissants, confiture, nutella. Une vraie vie de pacha, je ne me préoccupe de rien.
Midi, ont m’informe qu’une invité de la famille arrive bientôt, et malgré qu’aujourd’hui soit jour béni, je ne suis pas présentable avec mon caleçon et mon épis. Pas de repos pour moi, vite une douche, une chemise, un pantalon (de costume) que j’ai failli enfiler à l’envers dans ma précipitation. Et oui nous sommes dimanche, qui rime aussi avec lessive… Enfin prêt, on devrait me décerner au moins la médaille de la synchronisation, avec l’arrivée de l’invité(e) surprise (j’ai oublié son nom, bien que répété  à deux reprise ce matin…)
Seulement voila, premier affront du terrible dimanche, en descendant les escaliers, je prend conscience d’un détail choquant.
L’une de mes chaussettes est trouée. La volée d’escalier n’a jamais été gravie aussi rapidement, et me voilà avec deux chaussettes (enfin) correctes, après tant de remue ménage ! Le repas se passe, mais à l’image du dimanche, trop lentement..
La bonne excuse, doublement crédible : « Je dois réviser mes partielles». Oui, cher lectorat, je sors de table à des fins plus que studieuses! Je m’excuse poliment et défais ma chemise, une fois arrivé en haut. Un large sourire au coin des lèvres, et me voilà déjà le nez plongé dans  mon classeur de psychosociologie, tandis que en bas, le café fume patiemment…
18h, ‘il est venu le temps des amours mortes’, non juste celui tout aussi « agréable » de faire la valise mais pas comme samedi dernier où la précipitation a causé des dégâts..
Les 107 marches gravies, je m’auto-félicite, et, devant une énième niaiserie, de tf1 (taxi 4) je m’endors, rêvant (cauchemardant plutôt OUI !!) de partielles….

Lundi:
Que dire de ce premier jour de semaine? Les idées ne me viennent que par bribes mais j’essaye pour une fois d’avoir l’esprit synthétique…
Je riais, j’ai ri et continue de rire jaune et de voir la journée en noir voila qui résume bien mon état d’esprit après 8h de cours. Je ne suis pas de ceux qui voient la vie en technicolor, désolé. Il est 17h56 lorsque je repense à ma journée de cours maintenant derrière moi.
A peine arrivé chez moi (17h30) je me ferme à double tour comme pour mieux m’isoler et me protéger de cette journée pauvre en émotions positives mais riche en désarroi. Hormis le fait que ce  midi, mon repas n’était pas des plus déplaisants, je reste toujours dans le souvenir et aussi la perspective des prochaines partielles. Un thé préparé, (j’en suis un consommateur abusif) je compense en me jetant goulument sur les cookies, qui n’ont rien demandé… Pourtant, rien ne semble aller…penseur
Résumons: une note minable en stratégie ;(une plombe de plus !), un oral de fin de journée plus que moyen, un iPhone en rade de batterie et finir sur une note positive, une fatigue pesante et une irritabilité due surement aux usagers du métro qui n’ont pas accès à l’eau potable pour se laver chez eux! Oui, je porte la terre entière sur mon dos, et en plus j’ai l’impression de ne pas pouvoir avancer. Bref, déprime-land, à défaut de Dreamland, me voilà.
Mais l’écriture de ce journal semble me redonner, le sourire, comme si le faite de coucher (sur le clavier..?) ce que l’on peut appeler  « mes péripéties journalières iscomiennes» (expression bien compliquée pour qualifier une journée aussi vide de tout..) était une sorte d’exutoire tapuscrit. Bref pour la première fois, mon mac joue le triste mais indispensable rôle de divan journalier. Un Freud moderne en sorte.
Ca me fait un bien fou! C’est dingue comme de déblatérer de ses petits tracas quotidiens peut soulager une conscience ! Au final, lors de ma relecture, je me rends compte que ma journée, n’est pas  si  «dramatique» (au sens figuré du terme), cet ensemble d’emmerdes faisant partie de la vie étudiante et, «Que la philosophie soit avec moi».
Qu’importe le passé, ce soir je me ferais des pâtes, et demain sera un autre jour.
«  Vienne la nuit, Sonne l’heure, Les jours s’en vont, Je demeure » Guillaume(…) Apollinaire.
Des révisions s’imposent, et c’est sur cette note que l’on qualifiera de «studieuse» que s’achève mon morne récit du lundi.

Mardi:
Surpris par l’heure de ce que l’on peut appeler «horloge interne» réveil anticipé à 5h, persuadé, qu’il est 6h30. Le temps d’envoyer un message, dépité, je me rendors rapidement, après bon nombre de cogitations nocturnes.
6h30 ce n’est pas l’envie d’écrire le mot «enfin» qui manque, mais presque. On oubliera vite cette envie, car vu la lenteur à laquelle j’ai enfin réussi à m’extirper du lit on pourrait facilement imaginer que dix bonnes heures se sont écoulées. Journée Herculéenne, oups, non, Journée Iscomienne bonjour.
Le grille pain, l’eau chaude, voire même le bout de ma tartine, tout me sembla extrêmement long et fastidieux…
Mais pour une fois le métro me semble à l’heure (décidément, elle n’est pas si mal cette horloge interne !)
Le brouillard opaque qui entoure mon esprit et le lieu où je suis, ne m’empêche pas de remarquer des visages que me sont pseudo familier. En effet, repérage fait, certains sont comme moi des familiers du métro C (et spécialement celui de 7h35.)
Peu ou pas foule devant l’Iscom ce matin, et c’est avec une motivation qui n’est pas des moins douteuse, que je m’apprête à monter en cours de psychosociologie. Le partiel matinal (tant redouté et potassé !) se passe plutôt bien et (Oh ! Miracle !) me fait décrocher mon premier sourire de la journée.

Midi, course pour arriver le premier chez Paul, pas d’attente, et c’est excessivement fier de moi même que je rejoins mes camarades sur un banc, non loin de l’Iscom.
Le cours de communication culturelle de 15h attire mon attention du fait que cela parle du célèbre conte de « Pierre et le loup ». Bref mémoire enfouie de l’enfance qui remonte. Je me revois, du «haut» de mes vingt ans, petit garçon, en train de frissonner, rien qu’au son de la comptine russe.
L’exercice donné étant sur la thématique du texte, je me lance dans de grandes idées, en termes de communication externe. Vu que nous avons (d’après l’exercice) un budget «illimité» je m’imagine de facto un décor russe, rempli de fausse neige (à défaut d’avoir des canons à neige ou une météo de saison…).
Je me passionne pour cet exercice, et me réalise dans la tâche à accomplir. 
Pourtant, lors de la correction, de part une nature timide, ou encore un égoïsme inconscient, je garde les idées que j’ai formulé sans en piper mot à personne. J’écoute, passivement, idées et suggestions, des autres, retenant un bâillement. 

15h fin des cours, et une soudaine envie de repérage boutique me prend, un ami (roux lui aussi, solidarité oblige !) m’accompagne, et nous voila partis en goguette direction Bellecour.
De boutique en boutique, je réalise bien que nous suscitons un intérêt de la part des vendeuses qui est somme, simple à comprendre.
Nous sommes tout deux roux, (une version à boucles et moi, cheveux lisses) et aux gens d’avoir la fâcheuse tendance à faire des rapprochements puérils et surtout inutiles.
Oui, pour les ignares, ainsi que pour les autres que je ne fais que mentionner, je déclare encore et encore haut et fort : «Deux personnes de même consistance capillaire n’ont pas obligatoirement des liens de parenté».
Le lèche vitrine passe, ainsi que le temps. Comme deux petits vieux, la décision et le besoin de rentrer chacun chez soi après cette longue marche dans les rues lyonnaises se font sentir. 
Je traine des pieds sur la place de la Croix Rousse, battant la terre rouge de mes bottines noires. La nuit commence déjà à tomber. « Il est 5 heures, Paris s’éveille ». Il est 17 heures, Lyon sommeille… La température contraste avec des jours de plus en plus courts. Je m’efforce de stopper toute comparaison possible avec les 20 derniers hivers que j’ai connus. Une impression de sénilité, me remémorant les ancêtres «  De toute façon, aujourd’hui y’a plus d’saisons ! ».
« O rage ! O désespoir ! O vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? »
Pierre Corneille.

Mercredi:
C’est non sans mal que je m’extirpe du lit aux alentours de 9h… La redondance matinale reprend ses droits, les rayons du soleil filtrant à travers mes stores m’éblouissent, aucun doute, nous sommes le matin. Profitant d’une matinée de farniente, il est 10h je décide de me cultiver (et oui, ça peut me prendre de bon matin).
J’allume donc, ARTE, la chaîne intello-ennuyeuse par excellence qui, je ne l’apprends à personne est une référence utile si l’on veut entretenir sa matière grise.
En tant que « théophile »(on passera sur l’inexistence du mot) mes papilles, et mon esprit sont naturellement en émoi par justement, un documentaire sur la route du thé au Tibet. Mais soudainement, la fatigue et la lassitude si coutumières me reprennent (qui peut s’expliquer par la voix très monocorde (effet de style voyons !) du narrateur). Je tente donc, dans un ultime élan de bravoure, de filer prendre une douche, qui a un effet analgésique hallucinant sur la fatigue. Midi, non je ne cèderais pas à la tentation d’allumer M6 pour regarder «La petite maison dans la prairie», et au risque de décevoir, je me contenterais des infos régionales tout en mangeant le contenu d’un «tuperware», abandonné dans le frigo.
12h30 métro C, pas besoin de vous réexpliquer vous connaissez la suite.
13h, devant l’Iscom, je m’efforce de placer plusieurs fois dans la discussion que je suis pris d’un «ennui, profond» et que mon rythme de vie, commence à avoir de plus en plus de similitude avec celui d’une marmotte (en période d’hibernation bien sûr). En effet,mon appartement commencerait presque à ressembler à une tanière, que j’encombre pour meubler, comme tout bon bordélique, et palier au manque de chauffage. Ma plainte ne reçoit aucun éco, pas même une seule marque d’intérêt. Déception profonde.

Pourtant dans l’amphithéâtre, un éco venant d’une élève me redonne espoir «Jeudi, apéro chez moi». Enfin, une bonne occasion de sortie.

16h, heure de l’atelier d’écriture, et je ne cesse d’en apprendre. Grande révélation du jour, mieux que l’annonce de l’arrivée de Jésus sur Terre, on tente de nous faire avaler que nous sommes des «explorateurs» au service de l’Iscom. Des exploreurs qui innovent sur Internet. Un brin de fierté (il m’en faut peu) s’empare de moi, après tout remonter son égo par un quelconque moyen n’a jamais fait de mal à personne.
Mais retour à la réalité, à défaut d’Indiana Jones de la Com’, je suis obligé de prendre mon cours, comme tout élève studieux de Comal 1. Son contenu me fait étrangement penser au film «99f» tout particulièrement lorsque Madame Maisonneuve, évoque l’idée de la «team créative» comprenant «le concepteur rédacteur» et le «directeur artistique». Pour moi tout est stéréotypé, le concepteur rédacteur, est joué par un Jean Dujardin surexcité et réincarné dans «Octave Parango» et Jocelyn Quivrin dans le personnage de «Charly», son meilleur ami. Notes qui n’ont pas été oubliées dans mon cours puisque figure une mention spéciale «  Octave et Charly » Le cours se passe, et, bizarrement, je suis captivé, je ne vois pas les heures (seulement deux) défiler.
Le terme « dissonance cognitive » est une bombe révélatrice, un nouveau mot ajouté à ma playlist de vocabulaire, qui, à savoir, ne signifie rien de plus que le nombre de fois ou j’ai eu ce que l’on peut appeler  un «désaccord» avec quelqu’un. La réponse était donc là, sous mes yeux. A cause de cette dissonance cognitive. Pour les ignares rappelons que c’est le faite de «ne retenir que ce qui nous intéresse». 

17h, après un brainstorming, qui me propulsa au devant du tableau dans les 10 dernières minutes avant la fin du cours, je rentre paisiblement, en haut de ma colline croix-roussienne.

Jeudi:
C’est avec un mal de tête que s’entame ma journée, le réveil est tout sauf plaisant, mais avant toute chose, un efferalgan! 
C’est à 9h que je commence à en ressentir les effets, le mal de tête s’estompe peu à peu, et à défaut de faire mon sac, j’allume la télévision.
Quelle chaîne? TF1, et sont mythique Téléshopping! La question ne se pose même pas. 
Me voila, pris de fascination pour un aspirateur post-masochiste multi-fonctions, décidément, ont arrête pas le progrès.
Les petites mises en scène, de la ménagère américaine, dans un décor kitsch, me laisse à pensé que les Etat-Unis ne cesserons de nous vendre du rêve.

Deuxième produit, il s’agit cette fois d’un appareil (donc je soupçonne son inventeur de l’avoir testé un jour), censé dynamiter comme par magie les «graisses» de madame. Les mêmes machines qu’on nous vend depuis 30 ans au moins.
satisfied woman and vacuum cleanerPathétique, j’ai du mal à imaginer, «Madame» en train de faire ses échauffements sur ce «Body-Sculpteur» made in china. 
Ils sont loin de ce concept, les cerveaux de la «Silicon Valley»!

9h30, téléshopping me captive déjà depuis trente minutes, mais je me rends compte qu’il faut arrêter tout de suite ce massacre cérébral et cette destruction neuronique sous peine de finir gaga, et adepte du télé achat…C’est sans plus attendre que je fais mon sac (sans oublier ma trousse) et file dans le métro.

10h, Iscom, comme d’habitude, et c’est à nouveau un écran ( mais cette fois ci de Mac) qui attire toute mon attention. A trop manger du télévisuel toute la journée, je suis en phase de venir Geek. 
Le jeu en cours de PAO est simple (je me permet de mentionner le mot «jeu» car, possédant la force du Geek, tout me paraît simple, et rationnel).
Ce qui me différencie du Geek pur réside dans cette phrase : « Nous autres, mordus d’informatique, préférons par-dessus tout passer notre temps à bidouiller nos ordinateurs, plutôt que les utiliser pour faire quelque chose de productif »Dave Barry.
A défaut de bricoler le Mac, on nous demande de découper des légumes (électroniques) et de les assembler à l’effigie du célèbre «Monsieur Patate».
Pour les incultes, veuillez-vous référez au film (d’animation) produit par une pure bande de férus d’informatique, «Toy Story».

12h, fier de moi, je prends en photo mon «Geek art» et m’accorde une pause déjeuner (oui, le Geek moderne ne se nourrit pas que de pixels, il pense aussi à manger).
Mon hamburger (encore un pur produit américain, ce qui ne change pas du cadre de ma journée) avalé, je retourne en cours, mais, cette fois, je me vois dans l’obligation de m’exprimer dans la langue de Shakespeare. D’ailleurs la prof, me dis que je dois «assumer» mon «côté anglais», et je me permets de rétorquer, que ma «rousseur» me suffit.


Le temps passe, et nous voila déjà en cours d’informatique.
Quand je vous dis que la force du geek est avec moi, ce n’est pas un hasard!
Seulement voilà, cette fois, mes talents d’artiste doivent être mis de côté au profit, de Windows Word…Pas facile de retomber si vite dans la banalité.
Ayant un peu plus de mal à suivre en cours, je me dissipe, je n’y trouve rien de passionnant. Un système de traitement de texte, une bagatelle pour un informaticien de mon niveau ! C’est donc las de cette journée, passé majoritairement devant un écran que je m’en vais retrouver le 4ème arrondissement et ma télé (ça vous étonne?)!
Il est 17h40 lorsque j’arrive chez moi. Non finalement je n’allumerais pas la télévision ce soir, trop d’écrans et d’images virtuelles ont berné mon esprit. Un bon vieux livre fera l’affaire. 
Jusqu’à demain!
C’est donc derrière mon Mac, encore un espace virtuel, que j’achèverais ce journal quotidien.

« Il est temps de siffler la fin de la récréation. » Charles de Gaulle.

Iscomiens, Bonsoir !

Charade du jour

Wednesday, November 25th, 2009

Lundi 19 octobre 2009, après une heure de cours d’économie fort intéressante … Un mot jamais entendu auparavant vint éveiller ma curiosité, je décida d’en faire l’objet de mon atelier d’écriture.

Mon premier est une doctrine qui a pour principe de la morale la recherche du plaisir et de la satisfaction.

Mon deuxième consiste à la recherche du plaisir par investissement de la libido sur certaines parties du corps, au cours du développement normal de l’enfant.

Mon dernier est une conception de l’économie selon laquelle toute activité économique repose sur la poursuite du maximum de satisfaction avec le moindre effort. Nous retiendrons d’ailleurs ce dernier sens.

Réponse : Mon mot est… L’Hédonisme !

Exemple : Les Saoudiens qui profitent des ressources du pétrole et s’enrichissent en les revendant au monde entier.

Saoudien

Lève-toi et marche !

Wednesday, November 25th, 2009

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Contexte du mot relevé :

Ce fut lors d’un cours de Stratégie-Observatoire, que le mot « aguerrit » m’interpella pour la première fois avec insistance. Le professeur et nous, élèves de Comal 1, parlions des oraux qui ne sont jamais évident à réaliser en public et auxquels nous devions dans peu de temps nous attelez. Au fur et à mesure de la conversation, le ton monta et le professeur, voulant couper court, finit par dire que nous finirions bien par nous aguerrir à force de faire des oraux.

Définition : Aguerrir

Verbe transitif.

1)      Habituer des militaires aux fatigues, aux dangers des combats en les soumettant à un entraînement approprié. Synonymes : entraîner, exercer.

Ex : Aguerrir des troupes par des marches forcées.

2)      Habituer quelqu’un à affronter des choses pénibles, difficiles. S’aguerrir à ou contre la douleur. Synonymes : cuirasser, endurcir, fortifier, tremper.

Ex : La vie l’avait aguerri contre les déceptions.

Citation dans la littérature :

« La crainte aguerrit contre les maux et en évite les surprises. »

Chevalier de Méré,  Maximes, sentences et réflexions morales et politiques

Rien ne sert de courir…

Tuesday, November 24th, 2009

Lundi :

Après un week-end pas spécialement reposant, me voilà repartie pour une nouvelle semaine. Le lundi est plutôt une journée ereintante. Malgré ça, je trouve le courage d’aller acheter, avec mon frère, des places pour le concert de De La Soul, un groupe de rap américain qu’on adore et qui passe à lyon, dans le cadre du festival l’Original, un festival de hip hop internationnal lyonnais. Avis aux amateurs, s’il y en a (malheureusement c’est rare..). Etonnez-moi !

De La Soul
Chanson du jour : “Express Yourself” de NWA

Mardi:
Alpha Dog
En rentrant des cours, je loue un DVD au distributeur du coin. Il s’agit d’”Alpha Dog”, un film que je n’avais jamais eu l’occasion de voir jusqu’à la fin. Je n’ai absolument pas regretté.
Il raconte l’histoire, tirée de faits réels, d’un riche dealer de drogues de 19 ans, Johnny Truelove. Il décide, avec sa bande, d’enlever Zack Mazursky, le frère de quinze ans d’un homme qui lui doit de l’argent et les choses tournent bizarrement: Tandis que Johnny essaye par tous les moyens de récupérer son argent, Frankie (alias Justin Timberlake (a)), un de ses amis, s’occupe de Zack, l’héberge chez lui et le considère davantage comme un ami que comme un otage. Zach prend finalement goût à la vie qu’il mène chez Frankie et n’a, heureusement, pas idée du destin qui l’attend.

Chanson du jour: “Casa Bey” de Mos Def

Mercredi:

foot

Une bonne journée qui commence grâce à une grasse matinée en plein milieu de la semaine, parfait pour se redonner la pêche. J’ai malheureusement oublié de prévoir ma soirée avec mes copines pour éviter … le match de foot, ou plutôt le calvaire quand on vit avec 2 hommes : Impossible d’échapper aux vociférations en tous genres… J’avoue que l’engouement des hommes pour le foot me laisse perplexe: qu’un sport transporte les foules et les unisse à ce point m’épatate *-) .

Chanson du jour : “Fields of gold” de Sting

Jeudi:

Après une journée devant les ordinateurs en Informatique et en PAO, je décide de faire un petit tour avec des amis, histoire de m’aérer l’esprit. En revenant de notre ballade, nous décidons de dîner dans un restaurant du quartier chinois que j’aime beaucoup. Les buffets à volonté qu’ils proposent sont “à tomber” : fritures en tout genre, salades au poulet, au boeuf, toutes sortes de saveurs exotiques: viandes, poissons, fruits de mer, et des tonnes de nougats chinois. Comme vous l’aurez probablement compris, l’art culinaire est, pour moi, un art sacré.

Chanson du jour : “Boa Sorte” de Ben Harper

Vendredi:

En fin d’après midi je retrouve ma mère que je n’ai pas vue depuis trop longtemps. Comme à chaque fois, c’est chez Bernachon, un salon de thé réputé à Lyon pour ses évantails au chocolat, ses chocolats chauds et ses tartes tatin merveilleuses. C’est un passage INCONTOURNABLE quand on vit à Lyon. Je compte sur vous pour m’en donner des nouvelles.

Bernahcon

Chanson du jour :”Ain’t no Mountain High Enough” de Marvin Gaye

Samedi:

Samedi, journée shopping par excellence. Apès un petit tour rue de la République, complètement bondée, comme d’habitude (à force je devrais le savoir!), je rentre à la Fnac. L’album “Rumours” m’y attend. Mon père me l’avait offert, il y a bien longtemps e,t ordonnée comme je suis, je n’ai jamais pu remettre la main dessus. En rentrant, je m’achète des “coussins de Lyon”, un petit carré de paradis au chocolat, que je dégusterai tout à l’heure, en écoutant le meilleurs groupe “de papa” du monde.

Chanson du jour: “Never Going Back Again” de Fleetwood Mac

Dimanche:

Le dimanche c’est le jour “pour rêver”. Allongée sur mon canapé, réchauffée par le soleil à travers la baie vitrée, je m’imagine sur un surf à Biarritz, lorsqu’on se retrouve, après moult efforts, derrière les vagues: un autre monde, où tout est calme. Je ferme les yeux et je me retrouve ensuite sur un télésiège, en plein hiver, quand on ne sent ni ses mains, ni ses pieds, ni son nez mais qu’on n’a pas été aussi content depuis longtemps. Elles sont tellement rares, ces journées pendant lesquelles on peut ne rien faire…

Surf

Chanson du jour: “Empire State of Mind” de Jay-Z.

De quoi éveiller vos papilles…

Monday, November 23rd, 2009

 

Le Sapristi

Le Sapristi

Un restaurant s’est ouvert à Villeurbanne dans une ancienne usine désaffectée.

C’est dans ce cadre simple que Yann nous accueille et que Bernard en cuisine s’active. Des lampes pendues à un fil, dans une pièce grise décoré de simples glaces de couleur symbolisent le décor de cette brasserie d’un nouveau concept.

Tandis que les serveurs s’empressent de vous servir, Yann Kéguny fera un tour par votre table pour s’assurer de votre confort.

C’est une cuisine de mille saveurs qui est proposée dans cette brasserie : de multiples salades bien garnies, différents woks, des légumes croquants, andouillettes et steak tartare ornent vos assiettes… c’est en gardant une cuisine traditionnelle et en mélangeant différentes influences d’Asie que « Le Sapristi » veut nous surprendre.

Au  niveau des budgets il vous faudra compter environ 10,50 pour le plat du jour et 15,90 pour une formule entrée, plat, dessert.

Quelques critiques :

Si l’on travaille dans Lyon centre il faudra se rendre jusqu’à Villeurbanne pour pouvoir profiter de ces saveurs

De plus ce restaurant n’ouvre à ce jour pas ses portes les weekends et les soirs de la semaine.

Enfin des petits amuse-gueules à l’apéritif seraient agréables pour éveiller nos papilles.

 Points fort :

Il se pourrait que « Le Sapristi » accueille prochainement ses amateurs de plats originaux le Samedi mais c’est une information à suivre de près. Il serait aussi possible que des soirées soient organisées car la brasserie se situe derrière STUDIO 24 (plateau de cinéma).

Les horaires d’ouverture sont extensibles comme par exemple le service dit : « j’ai pas vu l’heure » de 15h à 17h, une touche d’humour que l’on retrouve tout au long de notre repas aussi bien dans l’assiette que dans les propos des serveurs.

Enfin il est agréable de voir qu’il existe encore des établissements où le rapport qualité prix est plus que satisfaisant.

Je vous laisse maintenant la libre appréciation de mes suggestions en vous communiquant l’adresse :

« Le Sapristi »

26, Rue Emile Decorps 69100 Villeurbanne

04 78 18 25 34

 Charlotte Pignard

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Pénultième

Monday, November 23rd, 2009

Faisant une recherche dans un livre de littérature du XVIIIème siècle sur un auteur célèbre de l’époque  des lumières, je suis tombée sur un extrait de La Nouvelles Héloïse de Jean Jacques Rousseau, roman épistolaire du XVIIIème siècle, J. J. Rousseau dit, dans un de ses lettres à une dame « dans votre pénultième lettre » c’est-à-dire « dans votre avant dernière lettre »ce mot m’a interpellé et j’ai décidé de vous faire part de ma trouvaille.

En effet, le mot pénultième signifie ‘avant dernier’,  il est plus généralement utilisé pour désigner l’avant dernière syllabe d’un vers en poésie. C’est un mot rare et pédant (savant et prétentieux) C’est un mot aussi quelque fois utilisé dans les actes de catholicité anciens pour désigner l’avant-dernier jour du mois.

« Le commun des hommes aime les phrases et les périodes, admire ce qu’il n’entend pas, se suppose instruit, content de décider entre un premier et un second point, ou entre le dernier sermon et le pénultième. »[ La Bruyère ]

pénultieme