Petites pensées, questions et tergiversations

Lundi 1er Mars:L’infidélité, nouveau moteur de l’emploi ?

C’est la réflexion qui me vient à l’esprit en regardant une rediffusion de l’émission Zone Interdite sur M6, sur le thème de l’amour. Je découvre deux nouveaux « métiers », qui se sont développé en même temps que l’infidélité a investi le quotidien de nombreux couples. Au moins, pas besoin d’être bardé de diplômes : imagination, mensonge et culot suffisent. Premier job : « couvrir » l’infidélité en fournissant un alibi. C’est le business d’un homme qui  monte une stratégie pour que l’infidèle ne soit pas découvert. Autre job, réservé aux filles : sur demande des épouses, pister les maris soupçonnés d’aller voir ailleurs.  Moi qui ne suis pas franchement pour le mariage, je suis quand même plutôt choquée de l’émergence de cette nouvelle offre de services. A quand un master professionnel en gestion de l’infidélité conjugale ?

Mardi 2: Le parfum, une seconde peau ?

C’est en tout cas vrai pour moi: il m’enveloppe et me rassure, c’est bizarre mais si je ne sens pas sa présence, (je ne parle pas de son odeur, car je ne le sens plus vraiment consciemment sur moi)  j’ai l’impression qu’il me manque quelque chose, une partie de moi-même. Je me fais cette réflexion alors que je me trouve dans une parfumerie, pour acheter LE parfum qui me colle à la peau, depuis sa sortie en 2005 : Euphoria de Calvin Klein. Il y en a tellement d’autres, dont le flacon ou la publicité m’ont tapé dans l’œil, que j’aimerais tester, mais rien à faire, pour l’instant le mien est irremplaçable. Bon, puisque je suis au rayon parfums, j’essaie quand même d’autres fragrances, mais rien à faire, ce n’est pas pour moi, ou plutôt ce n’est pas moi. Résignée, je décline l’offre de la caissière, qui me propose des échantillons d’autres parfums. Pas la peine, merci. Un jour peut-être j’en aurai marre, peut-être qu’Euphoria ne sera plus « le parfum de ma vie », alors, je serai prête à le remplacer.

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Mercredi 3: Mon empreinte écologique, “juste pour voir”

Je ne suis pas franchement écolo, mais je me dis que mon résultat ne doit pas être catastrophique, vu que j’ai certains réflexes« eco friendly »: je mange bio dans la mesure du possible (enfin surtout dans la mesure de mon budget, vous avez déjà comparé le prix des yaourts bio et non bio ?), je n’ai quasiment pas allumé mon chauffage cet hiver, et je me déplace uniquement à pieds.  Eh bien, je me rends compte que ce n’est pas parce qu’on a acheté une fois dans sa vie un T-shirt en coton bio et qu’on est adepte du chocolat issu du commerce équitable qu’on va sauver la planète ! Mon empreinte s’élève à 3,5 hectares, c’est à dire que si tout le monde vivait comme moi on aurait besoin de deux planètes…Je me console en me disant que la moyenne française est de 4,9ha, mais tout de même, ce n’est pas glorieux. Je me promets d’essayer de m’améliorer. Et promis, si le concept des urbainsculteurs se développe en France (cf. le projet de Mme Machado-Marcellin), j’achète un bac biotop !

Jeudi 4: « Quelle vieille peau serez-vous ? »

J’adore les tests des magazines de fille, et ce mois-ci, Cosmo s’est surpassé ! Je me demande à quoi carburent les journalistes des rédactions pour imaginer chaque mois des tests de plus en plus inventifs, voire de plus en plus tirés par les cheveux. Alors, c’est parti, quelle vieille peau vais-je devenir ? Je serai une « vieille peau classe ». Dixit le magazine, j’ai « toutes les cartes en main pour vieillir paisiblement ». Me voilà rassurée dites donc ! Quand je me prends au jeu des ces tests (pseudo) psycho, je ne tiens pas vraiment compte du résultat, j’attends juste que les questions saugrenues, et surtout les réponses stéréotypées proposées, me fassent sourire. N’empêche, ici, je n’aurais pas vraiment apprécié de me retrouver dans la catégorie des « vielles peaux poupées », façon Donatella Versace, qui s’obstinent à rester jeune. Pour le moment, la vieillesse, j’ai le temps de la voir arriver. Rendez-vous d’ici une quarantaine d’années pour vérifier la fiabilité de ce test vraiment très inspiré.

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Vendredi 5: Mon expo coup de coeur

Ben débarque enfin au Musée d’Art Contemporain, après des mois de teasing. Moi qui suis une inconditionnelle des fournitures scolaires griffées Ben, je me rends compte qu’à part ses jeux de mots et phrases impertinentes que je peux lire sur mon agenda, je ne sais pas grand-chose de lui. Je vais donc voir cette fameuse expo, que je trouve vraiment réussie. Les affiches ne mentaient pas : Ben fait vraiment un strip-tease intégral. Il se dévoile comme jamais dans cette rétrospective,  qui démarre dès le début de son œuvre dans les années 50 et qui occupe 3 étages du Musée. Au fil de la visite, je découvre des fragments de sa vie, les enjeux de ses productions, le fil conducteur de sa pensée, sa conception de l’art qui se doit d’être novateur… Bien pensé également, le concours d’expression vidéo sur le thème « pas d’art sans provocation ». Gé-nial !

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Samedi 6: Stage M-1

Dans un mois, nous ferons notre première incursion dans le monde des professionnels de la communication, par la petite porte, via le stage, mais quand même ! J’y pense de plus en plus à mesure que l’échéance approche. Pourquoi ? Par peur de l’inconnu sans doute, par curiosité peut-être, et aussi sûrement par impatience. Mais par dessus tout, j’attends que cette immersion professionnelle me rassure, me montre que je ne me suis pas trompée de voie. Serai-je à la hauteur ? Quel sera l’écart entre l’idée que je m’en fais et la réalité ? En bref, j’ai hâte mais j’appréhende. Je suppose que nous sommes tous dans le même état d’esprit, pressés de vivre cette expérience, mais un peu perdus face à ce manque de repères. Une seule solution :  Wait and See (and Enjoy !)

Dimanche 7: Demain, la 100e Journée de la Femme

Eh oui, cela fait déjà 100 ans que cette journée, instituée en faveur du vote des femmes, existe. Aujourd’hui, pour beaucoup d’entre nous, elle a perdu son essence contestataire, et est une occasion de rendre hommage à la communauté féminine. Personnellement, je n’ai pas besoin de militer contre quelconque manquement à mes droits. Je suis en études supérieures, et si plus tard je n’ai pas de travail ce sera à cause de la conjoncture économique et rien d’autre. Je suis libre de sortir, égale à tout homme devant la loi, je construirai la vie de famille que je veux, avec ou sans enfants, mariée ou pas. Pour moi, c’est normal. Mais à la veille de ce 8 mars, je pense à celles pour qui ça ne l’est pas. Et je sais qu’il n’y a pas besoin de regarder ailleurs qu’en France pour trouver des filles et femmes bafouées. Scolarité interrompue, mariages forcés, traditions archaïques imposées, violences physiques et verbales…Autant de discriminations qui ne vont pas disparaître par miracle. Je me sens solidaire de toutes ces femmes pour qui l’égalité est un privilège utopique. Quand la journée de la femme n’aura plus lieu d’être, car toutes les batailles auront été remportées, je serai fière qu’elle soit abolie.

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