Une française au cœur de Londres

March 15th, 2010 by Laurella JACOB

Lundi

Deux mois que j’attends de retrouver ma sœur partie travailler à Londres et première rencontre avec cette métropole déjà bien connue des Français ! Et pour preuve, ils sont à tous les coins de rues. La city grouille de milliers d’étrangers. J’interpelle le premier venu pour trouver mon chemin, c’est un français. C’est bien sûr sans difficultés que j’ai pu rejoindre ma sœur pour déjeuner avec elle, à l’anglaise bien évidemment ! Pour cela, deux options : soit manger en marchant, soit pique niquer dans un magnifique parc. Autant vous dire qu’en bonnes françaises nous avons choisi la deuxième option ! C’était divin de croquer dans ces fruits et légumes d’apparence sublime, mais infectent de l’intérieur, tout en écoutant les conseils touristiques de ma sœur qui d’ailleurs… est déjà repartie travailler ! C’est peut-être pour ça que Big Ben est si haut, pour éviter que les londoniens ne comptent leurs heures.

Mardi

Quand on est une fille (française ou londonienne) une bonne journée commence toujours par un bon Starbuck café et se poursuit par une matinée shopping ! Cependant, en ce qui concerne la mode, il existe bien une différence entre les deux continents (lol). D’ailleurs on se demande si le mot fashion existe vraiment …  Ici c’est chacun son style à celui qui osera le plus et les commerçants ont suivi le mouvement ! Chacun redouble d’imagination pour créer un univers dans son magasin et attirer les clients, qui ne savent plus où donner de la tête.  C’est peut- être ça aussi qui fait que l’on se sent bien à Londres, les gens sont ouverts d’esprit et ne se laissent pas enfermer dans un « moule conventionnel ».

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Mercredi

Il est 19h et c’est loin d’être la fin de la journée. Les pubs grouillent comme des fourmilières, remplient d’hommes et de femmes en tailleur. Tout le monde se retrouve entre collègues de travail et amis autour d’un verre, c’est ‘ l’Happy Hour’ ! L’occasion de rencontrer des gens et pour moi de comprendre pourquoi il y a autant de français à Londres. La réponse : « En France les cours ne permettent pas un bon niveau de langue, la culture londonienne est bonne pour l’ouverture d’esprit, le marché de l’emploi est plus dynamique …» mais tous veulent retrouver la France pour sa nourriture, et ses 35h !

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Jeudi

Après avoir visité le Tate Modern et le National Gallery , mes jambes crient à l’aide d’avoir trop marché ! Pas de problème, je me vôtre dans le canapé et allume la télé. C’est fou ce qu’on peut apprendre d’un pays rien quand regardant la télé locale, à condition d’en comprendre le sens et en ce qui me concerne je ne suis pas tout à fait au niveau ! Plusieurs choses  m’ont interpelée. Tout d’abord l’anglais communique beaucoup avec humour malgré qu’il ne soit pas drôle, à en juger leur publicité. De plus, je constate que les anglais apprécient  notre langue. Dans les films, ils aiment à employer toujours deux ou trois mots du genre « vous êtes très jolie » « bonjour »…  Qui sont de plus les premiers mots qu’un anglais prononce quand il s’adresse à une française.

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Vendredi

Nous sommes conviées à une soirée chez les amies anglaises de ma sœur. Habillez comme bon me semble je révise mes bases d’anglais dans ma tête pour me fondre dans … le décor lol.  Mon cerveau ne s’arrête plus de traduire tout ce qu’il entend. J’ai l’impression de devenir folle, je comprends ce qui fait qu’on apprend plus vite dans un pays. Mais surtout j’apprécie  le bonheur d’un hamburger fait maison, au barbecue, dans l’arrière cour d’une petite maisonnette en brique rouge.

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Samedi

C’est déjà la fin, je ne veux plus quitter Londres et son mode de vie si unique. L’avion s’apprête à décoller, je vais reprendre ma vie trépidante et le balai incessant des avions est là pour me le rappeler. Je comprends alors pourquoi Il y avait autant d’oiseaux que d’avions dans le ciel londonien mais surtout pourquoi autant de français aiment les londoniens !

Dimanche

Je suis de retour en France autour d’un bon repas, de bonnes cuisses de grenouille ! Je distribue les souvenir : une mug « I love London », une boite de thé… Soit les indispensables du tourisme londonien LOL.  Mais je raconte surtout mon voyage, cette rencontre, cette expérience, qui m’a déjà changée et a suscité, en moi, de nouveaux projets… I will return see you London !

Affable

March 15th, 2010 by Tiphaine LAMBLIN

C’est lors de l’une de mes rares soirées « plateau télé » (bon d’accord… de mes très nombreuses soirées « plateau télé »), devant l’incontournable émission pour tous les apprentis cuisiniers comme moi (je suis très ironique ce soir!) « un dîner presque parfait » que j’ai entendu un mot que je n’avais jamais entendu auparavant. Je vous replace un peu dans le contexte : Maïté est dans la cuisine et s’apprête à servir ses convives lorsque l’un des invités se propose gentiment de venir l’aider à amener les plats à table. C’est alors que Maïté s’exclame devant la caméra, à l’écart des autres : « c’est vraiment un homme affable ce Robert ! »

Affable ?!! Et oui, affable ! Cela signifie que Robert est un homme poli qui manifeste de la bienveillance ! En effet, affable,  adjectif singulier invariant en genre, est synonyme d’accueillant, d’aimable.

J’ai d’ailleurs une petite citation de Bossuet à partager avec vous pour illustrer cette citation et conclure en beauté :  « Affable à tous avec dignité, elle savait estimer les uns sans fâcher les autres ».

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Un Grand cri d’Amour

March 12th, 2010 by Priscillia MANON

 

Comme à mon habitude, je suis allée au café théatre pour décompresser des cours mais surtout pour rire un bon coup. Car rire d’après le proverbe nous fait vivre plus longtemps, alors rions, amusons-nous, cela ne fait de mal à personne sauf à nos abdominos quand nous rions trop! La pièce que j’ai choisie est ”Un Grand Cri d’Amour”  dont je vais vous faire un résumé :

Quinze ans auparavant, Hugo Martial  et Gigi Ortéga ont formé un couple mythique à la scène et à l’écran. Mais une fois séparés, leur amour s’est mué en haine. Hugo continuant sa carrière très honorablement, Gigi sombrant dans l’oubli, l’alcool et la dépression. Hugo se prépare à son retour sur scène, mais le jour de la première répétition, il apprend la défection de sa partenaire, un grand nom du théâtre. Sylvestre, son agent, a alors une idée: réunir Gigi et Hugo et en faire un événement médiatique. Le seul problème, et de taille, est d’arriver à convaincre ces deux là de rejouer ensemble, et au vu de leaffiche un grand criur passé tumultueux, et de leurs caractères de chien, la partie n’est pas aisée. Hugo Martial, acteur fanfaron et colérique se fera-t-il à l’idée de rejouer avec, son ex-femme, ivrogne et tyrannique ?

Alors Sylvestre, un Producteur un peu véreux va mettre au point une série de combines plus horribles les unes que les autres afin de pouvoir assurer la promotion de sa pièce. Ses stratagèmes vont mettre face à face deux comédiens qui se détestent cordialement, au grand désespoir de Léon, le metteur en scène, pour qui la perspective de se retrouver face à ces deux fauves est une épreuve qu’il aura bien du mal à surmonter.

Répétitions explosives, producteur sans scrupules, metteur en scène snob et maniéré, une vue des coulisses irrésistibles et remarquablement construite, où le public assiste, malgré lui, à tout ce qu’on lui dissimule toujours. Cette pièce est un classique de boulevard, écrit par Josiane Balasko en 1996 et déjà adapté en film, c’est est un régal comique au rythme trépidant.

Le duo entre Romy Chenelat et Grégory Gardon, fonctionne à merveille. Le rythme est mené tambour battant, les dialogues percutants et on ne cesse de se tordre de rire face à cette succession de coup bas entre eux ! Jean Christophe Acquaviva, en arbitre du « match » est assurément désopilant.cri 2

Parce que tout est question de limites…

March 12th, 2010 by Charlotte PIGNARD

Contingenté

Provenance : lors du cours de l’histoire des médias

Introduit : l’offre audiovisuelle et l’espace pub ont été contingenté ce qui à contribué à l’essor des autres médias

Nature : participe passé du verbe contingenter

Sens : fixer des limites, mettre des quotas à un certain groupe de personne.

Synonymes : rationner, mesurer, répartir, restreindre, limiter, contrôler, fixer.

Mots de la même famille : contingent, contingence, contingenter.

Exemple d’utilisation du mot dans l’actualité :

Opel Rent : « La crise venue, ils ont à nouveau contingenté leurs kilométrages »

Plages de Rio et les commerces : « Leur commerce est strictement contingenté : 80 fauteuils et 40 parasols pour chaque baraque. »

La formule 1 : « La FIA, en accordant l’immunité à un pilote qui a commis un acte antisportif et attentatoire au respect des règles du sport automobile, a donc considéré comme secondaire et contingente la question de l’éthique sportive et de son strict respect par les acteurs principaux de la discipline, à savoir les pilotes. »

Aptonyme

March 11th, 2010 by Emmanuelle CHATRE

Aptonyme est un néologisme qui signifie que le nom d’une personne correspond particulièrement bien à la fonction qu’il occupe.

Le mot “aptonyme” contient le radical d’origine latine “apte” qui signifie “approprié, qui convient exactement “. La deuxième partie du mot, “nyme”, provient du grec “onuma”, qui signifie “nom”. La rencontre d’un nom de personne et du métier exercé par cette personne est en principe fortuite. Mais à y regarder de plus près, il semblerait que le hasard fasse parfois des associations vraiment surprenantes. Yaurait-il malgré tout une influence du nom sur le choix de carrière?….La question est posée..

Quelques exemples :

Caroline Aigle, première femme pilote de chasse de l’armée de l’air française

Chris Moneymaker, joueur professionnel de poker

Rémi Doré, enseignant en musique

Le philosophe Robert Grossetête

Docteur Francois Papa – gynécologue

M. Tension - électricien

L’art du tautogramme

March 10th, 2010 by Priscillia MANON

totoMa petite sœur m’a demandé de l’aider pour ces devoirs de français car je suis issue d’une série littéraire. Cependant lorsqu’elle m’a demandé de l’aider à écrire un tautogramme, je ne savais pas du tout ce que c’était…

Un tautogramme ? Non… ce n’est pas l’art et la manière d’écrire des histoires de Toto !
Un indice ? Lisez ceci :

Testant ton tautogramme tu t’invites, t’installes, t’imposes, traces tes textes tantôt tranquillement tantôt tergiversant tout le temps tellement tracassée tant ton “t” te turlupine.

Le tautogramme est un cas particulier d’allitération. C’est aussi un jeu poétique où l’on ne se sert que de mots commençant par la même lettre : du grec tautos qui veut dire « même » et gramma « lettre ».Au XXème siècles, le tautogramme a été popularisé en français par l’Oulipo pour devenir un exercice ou un jeu littéraire applicable aussi bien à la prose. L’auteur peut choisir d’enfreindre la règle pour un nombre très restreint de mots ou de ne l’appliquer qu’aux substantifs. Le mot tautogramme n’a pas de synonyme car il désigne une chose bien précise.

La violence engendre la violence

March 10th, 2010 by Megane CONVERS

En regardant le synopsis du DVD du film Mariages, je relève un mot qui m’est inconnu : Pugilat. Le film raconte l’organisation et l’événement d’un mariage qui  tournent très vite au vrai fiasco : « Mais la soirée tourne vite au pugilat (…) ». Même si au premier abord je ne connais pas ce mot, je comprends très vite son sens. C’est pendant la soirée que le mariage tourne au règlement de compte (violence verbale et physique).

Nom commun masculin, du latin pugilatus, athlète pour le pugilat, ce mot a deux sens :

Le premier le plus courant et utilisé signifie une bagarre générale à coups de poing.

Ex : « Le match a tourné au pugilat » ou encore « La soirée a tourné au pugilat »

Le deuxième sens vient de l’antiquité grecque et romaine, le pugilat était un sport de combat pratiqué dans l’antiquité : un combat aux poings pour lequel les adversaires s’entouraient les mains de lanières garnies de plomb.

Ex : « Les athlètes se préparent pour le pugilat »

Petite anecdote : Abolit par le pouvoir politique et religieux vers le XIe siècle, le pugilat sombra dans l’oubli, avant d’être redécouvert au XVIIIe siècle, avec l’apparition de la boxe anglaise.

« Revenons à nos moutons » ici c’est le premier sens qui convient, en effet le mariage se transforme en un véritable conflit verbal et physique.

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Requiem for human

March 9th, 2010 by Aymeric CANTON

L’homme est un instrument. Un instrument à aimer, à haïr, à rire, à sangloter, à vaincre, à renoncer. Si ce n’est dans nos différences, les sentiments nous rappellent pourquoi nous formons un tout solide. En quoi l’orchestre et le concert symphonique sont-ils le reflet de l’organisation du comportement social ? En premier lieu nous « écouterons » le phénomène de société. Puis, nous « auditionnerons » la notion de comportement social.

L’humain est un être d’association, la solitude n’est pas son atout. Il l’a appris au cours des siècles. Tout comme un instrument de musique, il ne déploie pas la même puissance à lui tout seul. À l’instar d’un orchestre symphonique, les individus doivent cohabiter. Chaque corde, chaque son, chaque rythme, a son importance. Dans tout être vit un génie qui ne peut être que mieux exploité lorsqu’il est associé au génie d’autrui. La musique de nos sentiments n’est-elle pas le reflet de la vie elle même ! Ils ondulent, percutent, défient l’entendement à la façon d’un Mozart ou d’un Schubert. D’après Aristote « L’homme est un être social ». Comme au solfège, il doit apprendre à gérer ses sentiments en suivant des codes de conduite.

Le concert de la vie n’est que la synchronisation des êtres qui la compose. Leurs coordinations forment une mélodie puissante orchestrée par des règles de vie que nous qualifierons «d’éducation». La musique est soumise à des règles déterminées. Elles n’enlèvent aucune liberté au son qui n’en est que plus mélodieux. L’homme a besoin de fixer des limites. Qu’adviendrait-il de nous si le plus fort l’emportait toujours sur l’autre ? Nous ne formerions qu’un tapage social. La liberté, défini par les lois, nous permet de nous accorder au mieux.

Nous sommes vifs et bêtes telle une note de musique isolée sur une partition. Si les mesures et les clés doivent nous guider alors l’heure est à l’union. Les plus grands penseurs de l’histoire ont compris que nous devions communier ensemble. N’est-t-il pas temps que la symphonie sociale retentisse enfin ?
Jacques Attali à dit : « Notre époque ne fait plus de musique. Elle camoufle par du bruit la solitude des hommes en leur donnant à entendre ce qu’elle croit être de la musique. »
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Gainsbourg Vie Héroïque

March 8th, 2010 by Guillaume LEDIN


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Critique du film de Joann Sfar

C’est après de nombreuses hésitations (l’idée du projet ne date pas d’hier) qu’un film retraçant la vie de l’un des plus grands artistes du 20ème siècle a pu voir le jour.

Bientôt disponible en DVD (le 1 juin 2010) ce que l’ont peut qualifier de « biographie » est plus vue par sont auteur comme un « conte », retraçant le « mythe » Gainsbourg.

Gainsbourg, et cette image de poète maudit, qui pourtant révolutionna la chanson française et l’amour.

Incarnant, avec brio la définition propre de l’artiste : décadence, excès, célébrité, provocation,  alcool et passion.

Bien que chacun aie sa propre définition de Gainsbourg, je m’en vais vous raconter la mienne (étant fan de sa musique et du personnage), et plus particulièrement celle vécue au travers de ce film, sorti le 20 janvier 2010.

Nous sommes à Saint-Etienne, plus précisément au cinéma « le Méliès ». Le film vient  de sortir il y 3 jours….. Moyenne d’âge 40 ans, tous excités, et impatients de voir à nouveau Gainsbourg et, peut être, de découvrir certains secrets.

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Certains y vont par nostalgie, d’autres par curiosité ou par divertissement. Moi c’est par pure admiration.

Arrivé une heure à l’avance, je me rue vers le bar, prends une bière, feuillette le programme mais rien y fait, je suis pire qu’un gosse le jour de Noël, j’ai l’impression que j’ai rendez-vous avec l’artiste lui même !

Ouverture de la salle, en bon fan de base, je cours pour la meilleure place. Les réclames diffusées sont exaspérantes, tant l’excitation monte ! Calmons-nous, ce n’est qu’un film !

Mais quel film ! D’entrée, le conte nous plonge en plein cœur du Paris sous occupation allemande. Gainsbourg, gamin juif  fait ses premiers pas dans la provocation, en allant réclamer son étoile jaune (servant à marquer les Juifs durant l’occupation) en premier au commissariat. Etoile qu’il qualifiera plus tard « d’étoile de shérif ». On y découvre un petit garçon à tête de chou, charismatique apprenti peintre. Ayant pour première muse, un modèle (féminin) exerçant aux Beaux Arts de Paris.

Mais l’aparté sur l’enfance, et les aquarelles font très vite place au vrai Gainsbourg, pianiste dans les bars mal famés et autres cabarets de Paris en phase de devenir célèbre. L’arrivée d’un personnage étrange (caricature de Gainsbourg, en image de synthèse) fait son apparition, dès que celui ci commence à devenir célèbre. Sa rencontre avec Boris Vian, premier tournant majeur dans sa vie d’artiste, le conduit à devenir la plume des grandes stars de l’époque, Juliette Gréco entre autres. Notons que « Le poinçonneur des lilas », l’une des premières apparitions de Gainsbourg-chanteur, le placera immédiatement sur le devant de la scène. Mais l’aspect provoc’ du personnage explose avec « Annie aime les sucettes à l’anis » interprétée par France Gall, en remportant l’eurovision en 1965.

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Ensuite, tout n’est qu’une question d’enchaînement. Car, si la caricature, sorte de personnification de la conscience de Gainsbourg, l’entraîne vers le succès (notamment auprès de Greco, avec  « La Javanaise ». Cette dernière, va le pousser à explorer progressivement dans ce que l’on peut qualifier de « côté obscur » ,pas de la force (se référer à Star Wars pour les incultes) mais plutôt de la déchéance.

Bien entendu sa relation avec Brigitte Bardot, est mise en scène, plus particulièrement les 3 mois qu’ils ont passés ensemble. Au lit et au piano, accouchant de chansons aux succès notables pour les deux amants qu’ils sont : « Je t’aime moi non plus », « Bonnie and Clyde », « La Madrague »et « Harley Davidson » (chanson hautement sous-entendue…)02386322-0415-11df-9293-2147a92c2c7c

Déchirure pour Gainsbourg à la fin de son histoire avec Bardot, mais aussi libération et coup de jeune. Car l’artiste, de plus en plus célèbre et au cœur brisé, va trouver en la personne de Jane Birkin (jeune actrice anglaise d’à peine 20 ans) une complice, mais aussi la future mère de sa fille Charlotte. Notons qu’aucune scène en référence à la chanson qui fit polémique à savoir « Lemon incest » n’est montrée, cependant. Vint la période ou l’érotisme et la provocation (en abordant des sujets tabous, tel que l’homosexualité, la Marseillaise….) deviennent sa marque de fabrique. Sous des influences, jazz, rock et maintenant reggae. L’accent étant mis sur la très controversée « Marseillaise » ainsi que sur « Je t’aime moi non plus » sortie officiellement en 1968, bien qu’écrite en 67 (durant sa période avec Bardot). Scandale médiatique, qui continue de faire couler de l’encre.

Puis vient, une nouvelle déchirure, celle du cœur de Serge, premier infarctus, en 71 où le pantin de sa conscience refait son apparition, lui distribuant des cartouches de Gauloises sur son lit d’hôpital. Accident, résultat d’un tabagisme poussé.

Le film, suit fidèlement la trame de vie de l’artiste, mettant en scène, sur la fin, la période dite « Gainsbarre ». Le côté le plus sombre de Serge, écumant les boîtes de nuit, le mènent à rencontrer Bambou, mannequin un peu pommée, 18 ans tout juste. Fasciné par son côté « junky » et enfant perdu, le film retrace à ce moment là les dernières années Gainsbourg.

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Le film se termine sur la naissance de son fils Lucien Gainsbourg, portant le même patronyme que son père. Enfant chéri dit « Lulu ».

Le jeu des acteurs reste le point le plus notable, car oui on connaît (plus ou moins bien pour certains, la vie et l’œuvre de Gainsbourg) mais il n’en reste pas moins que les interprétations sont scotchantes !

Avec un Eric Elmosnino plus vrai que nature dans le rôle de Serge Gainsbourg, tant sur le plan physique que sur les mimiques de l’artiste.

Ainsi que Lucy Gordon, au sommet de son art. Actrice à laquelle je rends hommage car son interprétation est posthume lors de la sortie du film…..

Pour finir, le rôle de Boris Vian, interprété par Philippe Katerine, est remarquable, surtout lors de la reprise avec Gainsbourg (Eric Elmosnino) de « Je bois ».

Un film, pour tous ou presque, car tout comme la peinture il faut être un « initié » de Gainsbourg et de son œuvre pour savourer comme il se doit, ce merveilleux conte de Joann Sfar.

Guillaume Ledin.


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Heavy Rain : quand fiction et réalité ne font qu’un…

March 7th, 2010 by Matthieu DIACOMICOLI

Jusqu’où êtes-vous prêt à aller par amour ?

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Après avoir suscité votre interrogation quant à cette mystérieuse affiche représentant un origami entaché de sang sous la pluie, il est temps pour moi de vous faire partager ce que je considère comme la plus grande expérience vidéo ludique jamais atteinte aujourd’hui.
Heavy Rain, c’est l’aboutissement de près de 4 années travail, 300 personnes mobilisées, 55 décors, 20 millions d’euros de budget,… tout cela grâce aux « frenchies » du petit studio parisien Quantic Dream (créateurs des célèbres Fahrenheit et The Nomad Soul) et à un homme : David Cage.

Immergeons-nous dans l’histoire…

Nous sommes en 2011 dans une ville de la côte Est des États-Unis. Une pluie battante et un serial killer d’enfants sont le quotidien de la population. La peur et la paranoïa ont atteint leur paroxysme lorsqu’un 7e enfant a été retrouvé mort. Toujours le même mode opératoire : l’enfant est découvert 4 jours après sa disparition, noyé dans de l’eau de pluie avec un origami dans sa main et une orchidée sur son torse. La police et le FBI sont au point mort de l’enquête lorsqu’un 8e enfant, le jeune Shaun Mars, est kidnappé à son tour. Une course contre la montre s’engage alors… .

Le sujet est pour le moins dérangeant. Le meurtre d’enfants étant une idée difficilement diffusable. Et pourtant si vous ressentez déjà une gêne c’est que vous venez de faire un pas important dans cette histoire.

Vous incarnerez à tour de rôle 4 personnages issus d’univers totalement différents. Le jeune père de famille Ethan Mars. Architecte, père de 2 enfants, il vit une vie idyllique jusqu’au jour où il perd son premier enfant dans un accident de voiture le plongeant dans le coma et l’entrainant par la suite dans une profonde déchéance suite à l’enlèvement de son 2e enfant.

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Scott Shelby est un détective privé engagé par les familles des victimes du tueur aux origamis. Asthmatique et cynique il est habité par un sens de l’honneur qui se révélera tout au long de l’histoire.

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Norman Jayden est un profiler du FBI. Perfectionniste et calme il mène une lutte acharnée contre le temps pour mettre un terme aux agissements du tueur. Accro à la triptocaïne, cette enquête est l’occasion pour lui de combattre sa dépendance.

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Madison Page est une jeune photographe. Sujette à l’insomnie, elle se réfugie dans de nombreux motels pour tenter d’y remédier. Étrangère à l’affaire, elle devra pourtant mettre sa vie en danger pour faire éclater la vérité.

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Ces 4 personnages tout à fait atypiques permettent d’aborder différents points de vue de l’enquête rendant ainsi le suivi de cette affaire parfait sous tous les angles.
Et si maintenant je vous dis que ce n’est que la base de l’histoire… . Que l’histoire que vous vivrez sera différente de celle des autres. Qu’en rejouant une seconde fois vous ne vivrez pas la même expérience. Oui tout cela est bien possible et Vous serez directement impliqué dans ce phénomène.

Dans cette aventure chacun des personnages que vous contrôlerez devra faire des choix, prendre des décisions qui pourront mettre leur propre vie en danger. Souvenez-vous de la question en en-tête. Toute l’histoire tourne autour de cette profonde interrogation. Toutes vos actions auront des conséquences : presserez-vous la détente ? Accepterez-vous de jouer aux jeux du tueur ? Jusqu’où serez-vous prêt à faire souffrir votre personnage pour avancer ?… . Toutes ces questions vous seront indirectement posées à travers de nombreuses séquences. À chacune de ces décisions, une nouvelle histoire se découvrira. Vous êtes votre propre narrateur. Et quand les 4 personnages sont susceptibles de mourir ceci ouvre 23 fins différentes.

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Et si maintenant je vous dis que la fiction peut atteindre la réalité.

Tout le jeu est basé sur un système de MPAR (Motion Physical Action Reaction). C’est-à-dire que des icônes s’affichent à l’écran pour vous indiquer quelle action vous pouvez réaliser sur votre manette pour interagir avec votre environnement. Ces actions sont parfaitement calibrées pour vous faire ressentir les agissements de votre personnage d’autant plus que le jeu tire profit du détecteur de mouvement intégré dans la manette. Dans les moments intenses trop d’erreurs et votre personnage en pâtira. Votre héros est gêné, dans une situation inconfortable ? Subissez-en les conséquences en maintenant appuyé sur 1, 2,3…,5 boutons en même temps ! Ce qui nous emmène à parler de l’empathie provoqué par ce jeu exceptionnel.

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Soyez-prêt à vibrer à l’unisson avec ces individus dans les moments de joie, de peine, de stress intense. Tout est mis en place pour que vous vous glissiez intégralement dans leur peau. D’une part par le rôle joué de la Motion Capture (technique de reproduction 3D de visages et de mouvements d’individus réels) qui rend difficile la distinction entre personnage de fiction et acteur réel. D’autre part par la mise en scène digne d’une production hollywoodienne accompagnée par une musique somptueusement composée par Normand Corbeil. Ne soyez pas surpris de sourire en voyant la famille heureuse d’Ethan, d’être profondément attristé en assistant impuissant à la mort de son fils ou encore de sentir votre cœur battre à tout rompre lorsque votre héros s’engagera sur une autoroute en sens inverse en tenant au sens propre sa vie entre vos mains.

Bref vous l’aurez surement compris je suis loin d’être resté indifférent face à une telle réalisation. J’espère vous avoir fait partager une part de cette passion que j’accorde à ce jeu. Plus que des mots je vous invite à visionner ces deux trailers qui retranscrivent plutôt bien les intentions d’Heavy Rain.

Sur ce : jusqu’où êtes-vous prêt à aller par amour ?


DIACOMICOLI Matthieu

Heavy Rain est disponible exclusivement sur Playstation 3 depuis le 24 Février 2010.

http://www.dailymotion.com/videoxa7lof

YouTube Preview Image

PS: Le jeu est entièrement doublé en français par des doubleurs professionnels du cinéma.