Parfaitement intégré à la vie quotidienne, internet se retrouve parmi un foyer sur deux en France. En une décennie, cet outil à su se rendre indispensable au monde de la communication et de l’information. Les avantages que celui-ci apporte aux particuliers, se sont élargis aux entreprises, qui utilisent grandement cet espace virtuel grâce à la publicité et les réseaux sociaux. Avec près de 1,5 milliards de connectés à travers le monde, internet se présente désormais comme un espace virtuel soumis à ces utilisateurs. Si les effets positifs sur le monde de la communication ne sont plus à rappeler, certaines dérives sont cependant visibles. Parmi celles-ci, la pollution de l’information, et les abus contres les individus, deux dérives en expansion. Dans cet état des choses, il serait intéressant de voir comment un outil aussi révolutionnaire pour le monde des télécommunications peut être une menace pour ses utilisateurs. Nous y répondrons à travers une analyse composée de trois parties. Dans un premier temps, nous verrons comment internet diffuse des contenus à risques, ensuite nous étudierons les effets néfastes sur la sécurité individuelle et enfin nous traiterons de la responsabilité des internautes et des acteurs de la toile.
Plan :
I / Internet : un ensemble de contenus à risques
II/ Les méfaits sur la protection individuelle
III/ La responsabilité des internautes et des acteurs de la toile.
I/ Internet : un ensemble de contenus à risques
1/ Les virus, spams et courriels
Par définition internet est un outil utilisé par et pour l’homme. Les bienfaits de son utilisation dépend donc de la manière dont l’homme s’en sert.
Il est courant de trouver dans sa boite mail, des messages que l’on attend pas. Un spam est un mail non sollicité. Les entreprises communiquent sur leurs produits en utilisant les spams. L’objectif des entreprises est de faire de la publicité et de suivre le client après l’achat. Mais il est également possible de recevoir des spams étranges, comme des messages d’entreprises souvent très lointaines dont le but ne ressemble en rien à de la communication sur les produits. Ex : Hoax attacks
Hoax attacks
| “Cette info a été diffusée sur Europe 1. Vous devez faire attention de n’ouvrir aucun message appelé invitation! C’est un virus qui brûle le disque dur du PC. ENVOYEZ CET E-MAIL A TOUS CEUX QUE VOUS CONNAISSEZ!!!”. Cette alerte virus est une mauvaise blague… En langage Internet, on appelle cela un hoax : une information fausse propagée par les internautes. Si un site anti-hoax peut être utile pour démêler le vrai du faux, l’esprit critique reste votre meilleur allié, quand ce n’est pas l’esprit de contradiction : lorsqu’un message vous demande de le transférer à tous vos contacts, c’est dans la plupart des cas ce qu’il ne faut surtout pas faire! Qu’on se le dise… Un internaute averti en vaut deux. | ||
Une entreprise ou un malfaiteur peut envoyer en moins d’une journée des millions de spams à plusieurs millions d’internautes. Les spams à but d’escroquerie sont généralement supprimés sans être lu par les internautes. Mais il suffit qu’une personne peu regardante ouvre ce spam pour que la recette de l’escroc soit efficace et rentable.
Le virus est un programme informatique dont la fonction essentielle est de s’infiltrer dans l’ordinateur. Le virus peut prendre le contrôle total ou partiel de l’ordinateur dans l’immédiat ou dans l’avenir. Il peut également utiliser le carnet d’adresse pour s’envoyer à tous les contacts du compte concerné. Il peut être responsable de la perte de données de l’ordinateur en endommageant le disque dur. Enfin il peut aussi attaquer d’autres serveurs. Sur internet la très grande majorité des virus se propage de deux façons : la première via la boite email, et la deuxième via des services de partage de fichiers (musicaux ou vidéos).
2/ Les contenus choquants
Internet présente bien des avantages concernant la diffusion de l’information. Tout d’abord sa rapidité de diffusion est sans précédent, ensuite la multiplication des sources est remarquable. Mais ce formidable outil, dans de mauvaises mains, peut être une manière de diffuser des images ou des propos choquants. Si la pédopornographie est punie par la loi, les moyens de la détecter est bien plus complexe. Beaucoup d’utilisateurs utilisent un pseudo et possèdent plusieurs connexions internet.
Ensuite les sites pédophiles sont très nombreux. Selon l’UNESCO, Parry Aftab ( avocate américaine qui a dirigé le plus important programme d’éducation et de sécurité en ligne) a dressé une liste de 30 000 sites pédophiles sur un total estimé à 4,3 millions de sites.
C’est généralement à une succession de liens de sites en sites que l’on peut tomber sur ce genre de site. La recherche directe de ces sites est bien plus difficile.
Dans le programme national de la sensibilisation des jeunes au bon usage de l’internet , un constat a été mis en lumière : Lorsque les services de police ou le FBI parviennent à débusquer et supprimer un site illégal, un autre se crée dans les heures qui suivent.
Concernant les propos racistes, xenophobes, néo-nazi, ils se retrouvent sur les blogs principalement. Et quand la plupart des utilisateurs se cachent derrière le « second degré », il est d’autant plus difficile de les coincer. Quoi qu’il en soit, ce qui certain, c’est qu’à force de plaisanter de tout on finit par ne plus se choquer de rien. Le meilleur moyen de lutter contre de genre de tendance est de s’opposer verbalement. La liberté d’expression étant souveraine, il semble logique de ne pas cautionner ce genre de propos.
3/ L’information erronée
Souvent connue sous l’appellation d’intox, la fausse information se propage aussi vite qu’une information vraie. Plus elle est scandaleuse, sensationnelle et plus elle fera « le buzz ». Dans le dictionnaire intox se définit de la manière suivante, « intox (au familier ) est le fait d’intoxiquer de manière insidieuse les esprits en propageant de informations tendancieuses ou mensongères ». L’intox du moment présente sur les forums de physique concerne l’inversion des pôles nord et sud sur la planète en 2012. Alors que sur les sites scientifiques, il n’y a aucune information menant à ce type de conclusion. Preuve que l’intox est partout.
Les célébrités ont également connue pour certaines l’annonce de leur mort sur le net. Ce fut le cas de Flavie Flamant, qui le 21 Janvier 2009 porte plainte contre X. Un blogueur français avait annoncé sa mort de la manière suivante : « Après Claude Berri et ma grand-mère paternelle, c’est une star de la télévision qui nous quitte, suite à une overdose médicamenteuse »
II/ Les méfaits pour la protection individuelle
1/ La diffusion d’information personnelle
Certaines données personnelles sont de plusieurs manières. Celle des réseaux sociaux qui publie en ligne une page d’informations personnelles préalablement remplie par ses utilisateurs. Ou encore celle des forums de discussions, qui permet de stocker des informations sur les tchateurs.
Répondre à des jeux-concours sur internet permet de répertorier des informations, des données personnelles comme le nom de famille, l’adresse, le numéro de téléphone…
L’inscription à certains sites est une manière de suivre un connecté. Mais la menace la plus grave concernant la protection individuelle et le détournement de données bancaires qui peut se produire via l’utilisation de sites de payement non sécurisé en ligne.
Le fait le plus marquant de l’année 2010 concernant le piratage de compte sur les réseaux sociaux est sans doute l’affaire Obama. En effet, un français de 25 ans a été interpellé au mois de mars pour avoir piraté le compte de Barack Obama sur Twitter. Parmi les victimes du hacker français, figure également la chanteuse Britney Spears. Il avait réussi à découvrir des mots de passe de personnalités américaines et publiait ensuite le fruit de ses piratages sur des blogs spécialisés.
2/ la protection des mineurs
Priorité nationale depuis 2004, la délégation aux usages de l’internet poursuit une politique active de sensibilisation à la sécurité des mineurs sur internet. Les actions les plus efficaces de cette délégation sont la création de plusieurs sites aidant au contrôle. Ce sont les sites mineur.fr, internet sans crainte, et protège ton ordi. Il y a la possibilité sur ces sites de dénoncer les sites à contenus tendancieux.
La protection la plus éfficace reste encore celle du contrôle parentale. Les actions de sensibilisation se font autant auprès des enfants que des parents. Ces derniers doivent être conscient des dangers liés au contenu des sites existants.
La législation française punie gravement les délits sur mineurs présents sur la toile. Concernant le délit le plus répandu, la pédo-pornographie en ligne, la loi est claire et précise. Le fait de tenter de favoriser la corruption d’ un mineur est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Si un message violent, sexuel, ou pouvant nuire à la dignité humaine est vu par un mineur, la personne responsable de sa diffusion risque trois ans de prison et 75 000 euros d’amende.
3 / le plagiat
Le plagiat se désigne par le fait de s’approprier frauduleusement le style, et les idées de quelqu’un d’autre. Beaucoup de professeurs méprisent internet pour la facilité des informations recueillies par les élèves. Certains copient et recopient à tort et à travers des articles ou textes rédigés par des spécialistes du sujet. Les journalistes sont grandement concernés par ce phénomène. En effet, il suffit d’oublier sa source pour être ouvertement accusé de plagiat. Le meilleur moyen d’éviter de commettre ce délit est de systématiquement cité sa source, obligatoire dans le droit de citation.
Depuis l’apparition de ce phénomène, des logiciels anti-plagiat ont vu le jour. Il y a Plagium, Baldr, ou encore Copytracker qui compare des rapports et détecte un plagiat au delà de 8 mots semblables.
III/ La responsabilité des internautes et des acteurs de la toile
1/ Ce qu’en dit la législation…
En 2006, la loi Droits d’auteurs et droits voisins dans la société de l’information, prévoyait une hiérarchie de contraventions en fonction de l’importance du plagiat.
En 2009, une loi importante est votée, favorisant la diffusion et la protection de la création internet. Cette loi crée une Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet, (hadopi), et l’organisme indépendant de régulation français constituée le 1er novembre 2009. L’internaute incriminé reçoit un courriel d’avertissement qui lui indique seulement la date et l’heure de l’infraction supposée.
Le 10 avril 2008, le parlement européen adopte une résolution qui engage les Etats membres à « éviter l’adoption de mesures allant à l’encontre des droits de l’Homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d’efficacité et d’effet dissuasif telle que l’interruption de l’accès internet ».
Pour recenser une poursuite efficace des délits, la législation française doit rattraper son retard en matière de malversation sur la toile, mais doit également s’aligner sur le consensus européen.
2/ Les nouvelles fonctionnalités pour la protection individuelle
La sécurité informatique et la protection de la vie privée est gérée par de nombreux logiciels anti-virus, anti-spam, qui peuvent être gratuit ou payant. Au point de vue de la sensibilisation et de la prévention, il existe des sites spécialisée ( secuser.com) qui diffusent des avertissements sur certains virus ou spams en vogue sur la toile.
3/ La responsabilité morale des utilisateurs
Les utilisateurs sont parfaitement conscients de leur droit d’expression. Ce qui est illégal ou immoral dans la société ne devrait pas apparaître sur la toile. Ce qui est choquant dans la vie de tous les jours ne doit pas être ignoré. Si la toile est le moyen pour certains de propager des images ou des propos choquants, violents, ou encore de prôner des idées racistes, alors la crédibilité générale des contenus du net va grandement en souffrir. Le contrôle de l’Etat est très difficile à mettre en place. La principale difficulté réside dans le fait que la poursuite des délits ne doit pas engendrer une tendance anti-démocratique de la part de l’Etat. Entre la surveillance des contenus du net et celle des individus, la limite n’est pas évidente. La vigilance de la part des utilisateurs doit être de mise. Voici quelques règles à respecter pour limiter les risques sur le net :
- Eviter de donner des informations personnelles et privées sur les sites de discussions.
- Eviter de répondre aux jeux-concours
- Ne jamais ouvrir un mail suspect
- Vérifier les sites visités par les mineurs (pour les parents)
- Ne pas télécharger n’importe quoi
- Toujours munir son ordinateur d’un bon anti-virus
Conclusion :
Internet offre de multiples possibilités pour ses internautes : échanger, partager, discuter d’un bout à l’autre du monde. Différents avantages et originalités qui font de cet outil, la plus grande révolution dans l’univers des télécommunications. Cependant, des effets néfastes sont visibles, et peuvent menacer la protection des individus. Nous avons vu qu’il n’existe pas d’instance unique en charge des contenus de la toile, et que les législations sur les délits sont propres à chaque pays. Les internautes doivent être conscient des dangers qu’ils encourent. Pour cela différents sites spécialisés peuvent rendre service sur la prévention des attaques virtuelles. La vigilance des utilisateurs doit être maximum, surtout concernant les enfants.